L’informatique, le web ont internationalisé nos relations et compétences, démultiplié les pouvoirs de communication, bousculé le temps. Apprendre et comprendre vite, savoir créer de nouvelles relations, assumer de nouvelles responsabilités et de nouveaux métiers sont les clés du succès des générations futures. Les moteurs en sont l’ouverture aux autres cultures, mais aussi une certaine autonomie, le goût du travail en équipe, de la formation constante, l’imagination.
Dans le même temps, nos jeunes ont changé. Ils ont aussi d’autres exigences. L’éducation scolaire et universitaire doit donc désormais reconsidérer ses objectifs.
L’urgence de la réforme
En 2000, l’OCDE réalise une première enquête PISA auprès des jeunes de 15 ans. C’est la première enquête mondiale comparant les niveaux internationaux des connaissances et les aptitudes à les mettre en pratique. Elle a révélé des résultats peu brillants pour la majorité des pays européens, à l’exception de la Finlande. On a également constaté une importante différence de résultats entre les jeunes issus de milieux défavorisés et les autres.
Les mêmes difficultés dans tous les pays d’Europe
Tous les pays d’Europe tirent une leçon de PISA et constatent de nombreuses similitudes dans les problématiques rencontrées : diversité des cultures, exclusions et inégalités sociales (familles monoparentales, pauvreté), trop de décrochages et d’échecs scolaires, trop d’indiscipline, une réussite universitaire insuffisante et le chômage en fin d’études. La crise en accentue encore les effets.
Ne pas se contenter de la minorité qui réussit
Bien sûr, pour certains, tout réussit. Ils sont une minorité à croire que rien n’est à changer. La sélection leur garantit les meilleures situations, leur avantage social leur donne accès à une éducation complémentaire faite de stages, de cours d’approfondissement… Mais l’avenir d’un pays dépend de TOUTE sa jeunesse, donc d’une éducation équitable (sans différences sociales) et égalitaire (pas de différences entre filles et garçons).
Pour toute l’Europe « Education et formation 2020 »
En 2000, à Lisbonne, le Conseil européen fixait des objectifs économiques, sociaux et environnementaux. En 2001, il proposait les grands axes d’une profonde réforme appelée « Education et formation 2010 ». Chaque pays fut invité à reconsidérer son système éducatif avec, pour première échéance et bilan, l’année 2010. Malheureusement, la crise économique ralentit son application et une seconde échéance pour le bilan est donnée pour 2020.
http://europa.eu/legislation_summaries/education_training_youth/general_framework/c11086_fr.htm
Des principes communs que chaque pays adapte à ses propres exigences !
Les ministres de l’éducation des Etats membres de l’UE se sont fixé des priorités comprenant la formation des enseignants, les compétences clés, l’apprentissage des langues, les TIC (Technologies de l’information et de la communication), les mathématiques, les sciences et technologies, la citoyenneté active et la cohésion sociale.
A l’heure actuelle, tous les pays européens révisent leur système éducatif et l’adaptent aux exigences du 21e siècle.
Dans les prochains mois et semaines, nous allons traiter dans cette rubrique les réflexions et réformes engagées dans les différents pays d’Europe et du monde.



